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Black Hills, la nouvelle frontière

Une région dont l’ambiance « Old West » apparaît à chaque coin de route, de forêt ou de villages rappelant la Ruée vers l’or, le monde des trappeurs et celui des hommes de la « frontière », dans un espace « sacré », occupé depuis plus de dix mille ans par des populations indiennes.

Dans le quart sud-ouest du Dakota du Sud, et s’étendant jusqu’à l’est du Wyoming, les Black Hills, les « Collines noires« , constituent une zone de reliefs isolés, une île terrestre recouverte de forêts, dominant de sa hauteur les étendues infinies des Grandes plaines de l’Ouest américain.

Marquées par des millénaires d’érosion et d’activité volcanique, ce sont les montagnes les plus anciennes des Etats-Unis.

L’altitude moyenne des Black Hills est comprise entre 1 500 et 1 800 mètres, tandis que leur plus haut sommet (qui est aussi le point culminant du Dakota du Sud) atteind 2 207 mètres à Harney Peak. Les rivières « Cheyenne » et « Belle Fourche » les parcourent. L’un des plus importants troupeaux de bisons du pays y a élit domicile.

On s’y arrête pour quelques jours d’étape sur la route conduisant, à partir de Chicago et des grandes villes du Midwest, vers le parc national du Yellowstone.

Ces reliefs joliment arrondis recouverts des pins Ponderosa qui leur donnent cette teinte sombre qui leur a valu leur nom, furent (et restent encore aujourd’hui) les terres sacrées des Indiens Lakota, Arikara Cheyenne, Crow ou Paxnee, qui y trouvaient refuge durant les périodes climatiques les plus rudes de l’année.

 

Au 18e siècle, les explorateurs commencent à cartographier la région tandis que les trappeurs négocient des fourrures avec les Indiens. Les explorateurs canadiens-français François et Joseph de La Vendrye réclament la région pour le compte du roi Louis XV et font placer une pierre gravée en bordure de la rivière Missouri, là où se trouve l’actuelle capitale, Pierre.

La région passe cependant aux mains du gouvernement américain avec la vente par Napoléon à Thomas Jefferson en 1803 de la « Louisiane », qui recouvre alors une grande partie de l’Ouest Américain. C’est le Louisiana Purchase.

En 1868, par le traité de Fort Laramie, les Indiens Lakotas et Cheyennes se voient reconnaître par le gouvernement américain des droits sur leurs terres ancestrales. Mais la découverte en 1874 de gisements aurifères dans la région et l’arrivée de prospecteurs et de chercheurs d’or mettra brutalement fin aux droits exclusifs des Indiens sur ces terres. Une spoliation qui monta violemment les Indiens contre l’ « envahisseur » américain et qui déboucha en juin 1976 sur la bataille de Little Big Horn, opposant, dans l’ouest du territoire du Montana, les tribus indiennes au 7e de Cavalerie du Général Custer.

La région des Black Hills reste une zone de conflit encore aujourd’hui. En 1973, un groupe de Sioux Ogala et des activistes de l' »American Indian Movement » prirent possession de la petite ville de Wounded Knee. En 1980, la Cour Suprême décida que les Sioux devaient recevoir une somme de 106 millions de dollars en compensation des terres perdues; décision contestée par les activistes, lesquels demandent que leur soient tout simplement restituées les Black Hills.

En périphérie, les Black Hills sont circonscrites par les petites villes de Hot Springs, Spearfish et Rapid City. Dans les vallées se blottissent DeadwoodCuster, Sturgis (où se tient en août le célèbre rassemblement motocycliste) et Lead, toutes très appréciées des visiteurs pour leur aspect « western » souvent remarquablement mis en valeur.

Les traces du passé minier survivent avec les restes de quelques villes fantôme datant de la Ruée vers l’or : Central city, Addy Creek, Addie Camp…

 Mais les stars incontestées de la région des Black Hills restent le monumental Mont Rushmore à la réputation internationale, sculpture géante de quatre Présidents américains (Washington, Jefferson, Théodore Roosevelt et Lincoln), le non moins imposant Crazy Horse memorial, toujours en construction, ainsi que le Custer State Park où paissent les troupeaux de bisons.

A l’ouest des Black Hills, dans la partie du massif débordant sur le Wyoming, s’élève l’étrange silhouette volcanique de Devil’s Tower,

Les Blacks Hills, parcourues de nombreux sentiers balisés, sont un paradis de la randonnée, du vélo tout terrain et du ski de fond.

En raison de leur sous-sol granitique, elles sont un endroit propice à la formation de grottes; les amateurs de merveilles souterraines pourront visiter Wind Cave et Jewel Cave, toutes deux appartenant au National Park Service, ainsi que quelques autres, gérées par des propriétaires privés.

Pour parcourir les Black hills en voiture, choisissez l’une des deux « Scenic byways », la route de Spearfish Canyon ou la route Peter Norbeck dont les plus beaux tronçons ont pour noms « Iron mountain road » (US 16A), « Needles Highway » (SD 87) ou « Wildlife loop road ».
Black Hills National Forest
Randonnée dans les Blacks Hills
Black Hills – Tour
Black Hills
Black Hill
Black Hills – Sturgis
Black Hills
Black Hills – Deadwood

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