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Devils Tower

Devils Tower
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Dans l’angle nord-est sauvage et dépeuplé de l’Etat du Wyoming, au nord de la petite villes de Sundance s’élève l’une des formations rocheuses les plus étonnantes et les plus célèbres des Etats-Unis.

Dans l’angle nord-est sauvage et dépeuplé de l’Etat du Wyoming, au nord de la petite villes de Sundance s’élève l’une des formations rocheuses les plus étonnantes et les plus célèbres des Etats-Unis.

Située dans les Black Hills, ces collines noires de la couleur sombre des pins qui les recouvrent, qui s’étendent jusque dans l’Etat du Dakota du Sud voisin et où l’on chercha l’or à la fin du 19e siècle, la Tour du Diable s’aperçoit de loin lorsqu’on roule sur l’étroite route 24 qui relie Sundance à Hulett.

Au cœur de la plaine verdoyante et ondulée,  parcourue par la rivière Belle Fourche, dans le Comté de Crook, le monolithe de basalte s’élève à une hauteur de 386 mètres au dessus du sol.

Les premiers européens à observer Devil’s Tower, furent sans doute des trappeurs, mais aucune traces dans leurs journaux où correspondances n’en fait mention. Plusieurs expéditions militaires et de découverte traversèrent les Black Hills, entre Fort Laramie et Fort Pierre. Aucune ne mentionna la tour.

La première trace écrite de la « découverte » remonte à l’ « Expédition Yellowstone » du Capitaine Raynolds, accompagné d’un guide et interprète indien, le 20 juillet 1859.

Il faudra attendre 1875 pour qu’une expédition scientifique de reconnaissance s’intéresse tout particulièrement à ce phénomène géologique. Le colonel Richard Dodge, à la tête de l’escorte militaire décrivit Devils Tower comme « un des sommets les plus remarquables du pays« . C’est-ce même colonel Dodge qui est à l’origine du nom de Devils Tower, issu du nom de « La Tour du Mauvais Dieu » (Bad God’s Tower) entendu d’un Indien.

Bien avant que les premiers explorateurs puis immigrants européens n’atteignent l’actuel Wyoming, la tour massive était révérée par les tribus locales CheyenneLakotaCrowShoshoneet Arapaho. Ce que nous nommons aujourd’hui la Tour du Diable était aux yeux des natifs comparé à un ours, l’animal le plus massif et le plus puissant des collines.

Les noms varient selon les tribus mais font le plus souvent référence au grand mammifère plantigrade : le « repère de l’ours« , la « maison de l’ours » (Grizzly Bear Lodge), le « tipi de l’ours » (Mateo Tepee). Le nom de  ‘Bear Lodge National Historic Landmark » est aujourd’hui suggéré par plusieurs responsables de tribus pour rebaptiser cet endroit, sacré à leurs yeux.

Parmi les différentes versions connues, la légende indienne la plus couramment rapportée par les Kiowa et les Sioux évoque l’histoire de sept jeunes filles occupées à cueillir des baies sauvages dans la campagne lorsqu’elles furent menacées par un groupe d’ours d’ours. Les jeunes indiennes prirent la fuite et ne trouvèrent pour se réfugier qu’un rocher de faible hauteur et  trop facilement accessibles aux ours, mais qu’elles escaladèrent tout de même faute d’un meilleur abri.

Prises de terreur à l’approche des plantigrades, elles tombèrent à genoux et se mirent à invoquer le Grand Esprit. Sous la ferveur de leurs supplications, la terre se mit alors à trembler et le rocher à s’allonger, à s’élever lentement dans un bruit de tonnerre tandis que les ours, furieux de perdre leurs proies, agrippèrent la montagne naissante de toute la puissance de leurs larges griffes, laissant les traces visibles aujourd’hui. Les jeunes filles atteignirent le ciel et furent changées en étoiles. Elles forment ainsi la constellation connue sous le nom des « Pléiades« .

Dès la fin du 19e siècle des géologues déterminèrent que Devils Tower était le résultat d’une poussée de lave solidifiée dont le refroidissement a donné naissance à ces caractéristiques formations prismatiques en forme de colonnes qui constituent le monolithe. Prise dans un ensemble de roches sédimentaires l’entourant, Devils Tower a peu a peu été dégagée par l’érosion des roches plus fragiles pour demeurer seule au milieu de la plaine.

Bien qu’élément sacré de la culture Indienne, Devil’s tower est un lieu d’escalade réputé. La première ascension fut réalisée  en 1893 par un éleveur local nommé William Rogers, qui utilisa un système d’échelles accrochées aux anfractuosités de la paroi.  La première voie en escalade plus traditionnelle fut ouverte  par Fritz Wiessner en 1937  Diverses voies techniquement plus ou moins difficiles ont été ouvertes depuis. Vous distinguerez sans doute lors de votre visite quelques duos d’alpinistes accrochés à la paroi : ils sont nombreux à en tenter l’escalade chaque été. Ce qu’ils trouvent au sommet? Un sol plat et herbeux sur lequel vivent quelques colonies de rongeurs dont on peut se demander comment ils sont arrivés là.

En 1961, le sommet avait été rejoint assez aisément par un parachutiste sportif. Mais une fois arrivé en haut de la tour, il fut incapable d’en redescendre par ses propres moyens et dut attendre l’arrivée des secours.

Fin juin, au moment su solstice d’été, de nombreuses cérémonies indiennes ont lieu autour de Devils Tower. Les alpinistes interrompent leurs activité durant cette période. Toute l’année, vous pourrez remarquer, accrochés à des branches d’arbres au pied de la tour, des « Prayer Cloth« , tissus de prière, auxquels il convient naturellement de ne pas toucher.

Pour les visiteurs, un sentier goudronné long de 2 kilomètres fait le tour du monolithe au milieu d’une belle forêt de pins ponderosa, offrant une vue sur chacune de ses faces, ainsi qu’une belle perspective sur la plaine environnante en contrebas. D’autres sentiers plus longs, destinés aux randonneurs serpentent à travers la forêt et offrent d’autres perspectives sur la tour dont aucune face n’est semblable à l’autre, des colonnes érodées de la face sud, à la texture plus douce sur le côté nord ou aux colonnes cassées et tombées au sol du côté ouest.

La formation rocheuse a été rendue célèbre en 1977 par le film de science-fiction de Steven Spilberg (avec Richard Dreyfus et François Truffautdans les rôles principaux) « Rencontres du Troisième Type » (Close encounters of the third kind) dans lequel une piste d’atterrissage est aménagée pour le véhicule spatial au pied de Devil’s tower.

Devils Tower est, depuis décision du président Theodore Roosevelt en 1906, classé « Monument National » et administré par le National Park Service.

On peut se rendre à Devil’s Tower à partir de Rapid City dans le Dakota du Sud et en roulant vers l’ouest sur le chemin du parc National du Yellowstone. 

Parmi les différentes versions connues, la légende indienne la plus couramment rapportée par les Kiowa et les Sioux évoque l’histoire de sept jeunes filles occupées à cueillir des baies sauvages dans la campagne lorsqu’elles furent menacées par un groupe d’ours.

Située dans les Black Hills, ces collines noires de la couleur sombre des pins qui les recouvrent, qui s’étendent jusque dans l’Etat du Dakota du Sud voisin et où l’on chercha l’or à la fin du 19e siècle, la Tour du Diable s’aperçoit de loin lorsqu’on roule sur l’étroite route 24 qui relie Sundance à Hulett.

Devils Tower est, depuis décision du président Theodore Roosevelt en 1906, classé « Monument National » et administré par le National Park Service.

Dès la fin du 19e siècle des géologues déterminèrent que Devils Tower était le résultat d’une poussée de lave solidifiée dont le refroidissement a donné naissance à ces caractéristiques formations prismatiques.

La plaine verdoyante et ondulée, parcourue par la rivière Belle Fourche, dans le Comté de Crook.

un sentier goudronné long de 2 kilomètres fait le tour du monolithe au milieu d’une belle forêt de pins ponderosa.

Vous distinguerez sans doute lors de votre visite quelques cordées d’alpinistes accrochés à la paroi : ils sont nombreux à en tenter l’escalade chaque été, sauf au moment du solstice où des cérémonies indiennes sont organisées.

Devils Tower, l’une des formations rocheuses les plus étonnantes et les plus célèbres des Etats-Unis.

Plusieurs sentiers de randonnée parcourent Devils Tower national Monument. Un sentier bitumé dessine une boucle autour de la montagne, permettant de l’observer sous différentes perspectives.

La première trace écrite de la « découverte » remonte à l’ « Expédition Yellowstone » du Capitaine Raynolds, accompagné d’un guide et interprète indien, le 20 juillet 1859.

Au cœur de la plaine verdoyante et ondulée, parcourue par la rivière Belle Fourche, dans le Comté de Crook, le monolithe de basalte s’élève à une hauteur de 386 mètres au dessus du sol.

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