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Yellowstone National Park

Yellowstone est le premier parc national du monde, le plus ancien, le plus grand et l’un des plus fréquentés des Etats-Unis. II est ouvert toute l’année, mais la grande majorité des touristes franchissent l’une de ses cinq entrées en juillet et en août car il reste en bonne partie enfoui sous la neige jusqu’à la fin mai.

Outre ses fameux geysers, Yellowstone possède d’innombrables atouts : un grand nombre d’animaux (entre 2500 et 4000 bisons sauvages en liberté), des tertres éjectant de la boue en ébullition, 700 km de rivières regorgeant de truites, 800 km de routes et 1 600 km de chemins d’excursion balisés qui mènent jusqu’aux endroits les plus reculés.

La plupart des sites célèbres de Yellowstone sont facilement accessibles. On peut les admirer au passage en empruntant Grand Loop Road, la route circulaire de 240 km qui serpente le long des formations calcaires, des sources d’eau bouillante et des lacs bucoliques.

L’attraction la plus prestigieuse, en raison de sa régularité, est « Old Faithful » (le Vieux Fidèle), le roi des geysers, qui projette toutes les 90 minutes en moyenne, et pendant 2 à 5 minutes, 42 000 litres d’eau bouillante fusant à 60 m de hauteur en gracieuses colonnes de vapeur blanche. Cette superstar thermale n’a jamais raté son numéro explosif en plus de 120 années d’observation; mais elle n’est que l’une des vedettes de cette immense parade géologique, festival de geysers soufflant comme des locomotives, et de sources chaudes à l’odeur caractéristique de souffre.

Non loin de là se trouve le lac Yellowstone : 37 km de longueur et 2 360 m d’altitude. Ses flots bleus sont alimentés par la neige qui s’accumule dans les forêts des hauteurs environnantes. Grand Loop Road longe près d’un tiers de ses 180 km de rives, jalonnées de bassins et appontements où l’on peut louer des bateaux, et d’emplacements réservés à la pêche, où chaque année, le 15 juin, date d’ouverture de la saison, les fanatiques de la mouche et du bouchon s’alignent au coude à coude. Le permis est gratuit, mais le nombre de prises est limité à deux par personne et par jour. II y a ainsi des truites pour tout le monde : visiteurs, ours, loutres et autres amateurs.

Au nord, les eaux du lac donnent naissance à la Yellowstone River, dont le courant rapide longe des prairies verdoyantes avant de tomber dans un grondement de tonnerre au fond du «Grand Canyon» du Yellowstone. Ce sont les Lower Falls, chutes beaucoup plus hautes que celles du Niagara. La rivière serpente alors sur 38 km entre des parois à pic teintées d’ocre, de rouge et de jaune. De nombreux points de vue aménagés au bord du canyon permettent aux touristes de contempler ces perspectives saisissantes.

En hiver, des voitures à 12 places, spécialement conçues pour la neige, chauffées et équipées d’une radio et d’un toit panoramique, emmènent leurs passagers à proximité du canyon dont les parois recouvertes de glace brillent de mille feux; la rencontre de nombreux animaux sauvages et de gibier d’eau, anime le voyage.

Aucun homme blanc ne pénétra à Yellowstone avant 1807. Le premier fut un trappeur de castors nommé John Colter; il en revint avec des histoires fabuleuses sur ce pays de feu et de soufre. Mais, bien que prêts à croire n’importe quelle fable sur le Far West, les Américains de l’époque virent dans les descriptions de Colter les élucubrations d’un esprit enfiévré par une trop longue solitude dans les bois.

Durant les décennies qui suivirent, d’autres trappeurs, dont de nombreux Français, accrurent le scepticisme général en échafaudant, à partir des merveilles bien réelles de Yellowstone, des contes à dormir debout. L’un d’eux, Jim Bridger, n’hésitait pas à raconter à ses auditeurs éberlués qu’il avait passé une semaine dans un canyon si profond qu’au moment de se coucher il n’avait qu’à crier « debout Jim!  » pour être sûr d’être réveillé par l’écho le lendemain matin. De sorte que, même lorsque les récits s’en tenaient á la vérité, ils ne rencontraient aucune audience. En 1869, par exemple un groupe de très sérieux éclaireurs partis en reconnaissance vers la Frontière, écrivit à son retour un reportage collectif qui fut soumis au « Lippincott’s Magazine »; il y était question d’ «une vallée de la mort remplie de sources chaudes et de geysers monstrueux, sans nulle trace de créatures vivantes, hormis le squelette entier d’un bison qui avait dû tomber à l’eau et avait été bouilli comme un vulgaire pot-au-feu». L’article fut refusé tout net avec l’appréciation suivante «Merci, mais nous ne publions pas de textes de fiction».

En 1870, une mission d’exploration de l’Armée, de retour de Yellowstone, réussit à convaincre une majorité du Congrès que le pays sauvage dont elle rapportait le relevé topographique, détenait un potentiel touristique d’une valeur inestimable.

Deux ans plus tard, le parc était créé, mesure d’une étonnante clairvoyance pour une époque où les ressources du sol et des forêts faisaient l’objet d’une exploitation effrénée. Les premiers touristes arrivèrent presque immédiatement.

Dix ans plus tard,  les visiteurs, affluèrent par milliers grâce au chemin de fer de la compagnie Northern Pacific. Aujourd’hui, Yellowstone accueille plus de deux millions de personnes par an. Cependant son aménagement a été limité à 5 % de sa surface totale et l’arrière-pays, ignoré de la plupart des promeneurs, est resté aussi sauvage qu’au temps de sa découverte.

A des kilomètres de toute route existent des geysers quasi inconnus, des sources chaudes et même une forêt pétrifiée à l’orée de laquelle des élans lippus, dont les bois massifs ont l’épaisseur de branches de chêne, brament leurs défis ou appellent leurs compagnes.

Yellowstone est le plus beau vestige de la nature vierge qui était autrefois celle de l’Amérique, et nul ne peut rester insensible à la robuste beauté de ses paysages, même si, comme le proclamait un facétieux autocollant qui connut un grand succès il y a quelques années, « l’air pur a ici une drôle d’odeur ».

L’obsidienne noire, ou verre volcanique, donne son nom à ce secteur du parc. Au noir du sable s’associent le bleu des sources chaudes ainsi que l’orange vif et le vert des micro-organismes thermophiles qui viennent y chercher la chaleur dont ils ont besoin. La visite de se vaste ensemble se fait sur de longs trottoirs en planches destinés à protéger tant le visiteur que l’environnement.

L’attraction principale de Geyser Country est Old Faithful. Mais sans doute plus passionnante encore est la randonnée à travers les sources chaudes aux couleurs denses, les fumerolles et les cratères de boue bouillonnante. La visite se fait sur des trottoirs en planches grâce auxquels le sol reste protégé des allées et venues des visiteurs.

L’architecte Robert Reamer (1873-1938) s’inspira des espaces naturels de Yellowstone pour construire le plus beau bâtiment du parc. Les équipes de charpentiers s’y consacrèrent entre 1903 et juin 1904 (et sans interruption durant l’hiver). Le vaste hall, lumineux et accueillant, avec en son centre une immense cheminée, est entouré se plusieurs galeries sur lesquelles les visiteurs peuvent s’installer dans un confortable fauteuil.

Des quelques dix-mille éléments « hydro-thermiques » du parc, Old Faithful est de loin le plus célèbre. Old Faithful expulse dans l’air à chacune de ses éruptions des milliers de litres d’eau bouillante à parfois soixante mètres de hauteur. L’éruption se produit toutes les 92 minutes en moyenne. Mais il est arrivé que cet intervalle entre deux éruptions se réduise jusqu’à 40 minutes ou s’allonge jusqu’à 125 minutes). L’éruption dure 5 à 6 minutes.

Morning Glory Pool est l’exemple des modifications subies par les éléments naturels en raison de la présence de l’homme dans ces parages. Les couleurs de cette source chaude se sont atténuées au cours de ces dernières décennies. La raison : des visiteurs jettent des détritus dans la source. L’accumulation de ces objets les plus divers au fond du réservoir en bloque les conduits d’accès, provoquant ainsi une baisse de la température. Les sources thermales et les geysers ont une organisation souterraine fragile et délicate dont le développement a duré plusieurs centaines d’années. Il faut parfois peu de chose pour en interrompre le cours naturel. Chaque année, le bassin est vidé de son eau et le personnel retire des pierres, des pièces, des canettes de soda et autres objets hétéroclites… L’avenir de Morning Glory reste malgré tout incertain.

Loin de faire disparaître toute vie, le volcanisme et le thermalisme de Yellowstone National parc convient à nombre de micro-organismes, d’insectes, de petits animaux, mais aussi à des plantes qui se trouvent fort bien dans ces sols sableux faits d’obsidienne noire et de résidus volcaniques.

L’un des plus beaux éléments de Black Sands Basin, et l’un des plus étendus du Parc, Sunset Lake connaît, depuis un tremblement de terre en 1959, des éruptions occasionnelles projetant de l’eau à 80°C entre un mètre et deux mètres de hauteur.

Comme Grand Prismatic Spring, Excelsior Geyser fait partie de Midway Geyser Basin (Geyser Country). Ce geyser connut une période d’éruprion entre 1880 et 1890. En 1885, Excelsior Geyser connut une violente explosion qui projeta des éléments minéraux jusqu’à cent mètres de hauteur. L’éruption dura 47 heures. La date de la prochaine éruption est impossible à prévoir.

Red Paintbrush ou Indian Paintbrush, le « pinceau indien » (Castilleja miniata) que l’on retrouve dans les prairies et les alpages du nord-est des Etats-Unis.

Les couleurs variant entre l’orange le jaune et le marron qui circonscrivent les bassins et les ruisseaux qui s’en échappent sont causés par la présence de micro-organismes qui vivent à ces températures très élevées (70°C) : les thermophiles. Ces organismes contiennent des pigments colorés grâce auxquels ils se chargent en énergie solaire et peuvent ainsi survivre dans les conditions extrêmes des sources chaudes.

Plus grande source chaude du parc (110 mètres de diamètre), Grand Prismatic Spring en est aussi un des joyaux incontestables. La couleur bleu profond du bassin s’associe magnifiquement avec les anneaux oranges ou jaunes des micro-particules thermophiles qui le circonscrivent. La vapeur blanche qui s’élève au dessus de son eau à 70°C se détache sur le vert sombre des collines, offrant au visiteur un paysage d’un autre monde.

A peu de distance de Black Sand Basin, vers le nord, Biscuit Basin est une zone particulièrement instable et imprévisible. Le 17 août 1959, un tremblement de terre de magnitude 7,5 eut son épicentre dans le secteur. Quatre jours plus tard, Sapphire Pool (photo) entra en une violente éruption, soufflant la croûte rocheuse (le biscuit) de son pourtour. Le trottoir en planche de Biscuit Basin permet de se déplacer en différents endroits du site : Observation Point, Summit Lake ou Fairy Creek Tail. Un sentier de randonnée conduit aux belles Mystic Falls.

Old Faithfull Cabins, pour dormir à 2 254 mètres d’altitude à deux pas d’Old Faithfull et des geysers et de Black Sand Basin.

Le nombre des bisons de Yellowstone National Park évolue selon les périodes de l’année entre 2 500 et 4 500 individus. Ils sont principalement répartis dans le nord du parc (Northern Range) et dans Hayden Valley. Le bison a occupé l’espace de l’actuel Yellowstone sans discontinuer depuis les époques préhistoriques. Sous ses allures d’animal lourd et placide, le bison est vif et peut courir à des vitesses de 50 km/h.

Durant l’été, des truites (cutthroat trout) en grande quantité remontent avec peine les LeHardy Rapids pour y frayer. L’énergie considérable mise en oeuvre par les truites pour cette « opération survie » est parfois contrariée par la présence de nombreux pélicans qui n’ont qu’à tendre le bec pour capturer les poissons sauteurs.

Dans le secteur de Biscuit Basin (Geyser Country) un sentier de randonnée permet de se rendre (environ 20 minutes) au pied des Mystic Fails sur la Little Firehole River. Une cataracte puissante et bruyante, dont les embruns sont agréablement rafraîchissants en été.

Campanules à fleurs rondes (Campanula rotundifolia), fleur d’été, répandue dans le Wyoming et le Grand Teton de juillet à octobre.

L’écureil rouge, Red Squirel, peu farouche et sympathique habitant des forêts du Yellowstone.

Artist Point offre l’un des plus beaux point de vue sur le Grand Canyon du Yellowstone et sur les Lower Falls, puissante chute haute de 93 mètres encadrée par un canyon étroit, par la forêt et par le ciel. C’est sans doute le site le plus photographié du parc depuis un siècle, et le plus peint par des artistes naturalistes, le plus célèbre d’entre eux étant Thomas Moran. Deux sentiers de randonnée permettent d’approcher la cascade : Lower Falls Trail et Uncle Tom’s Trail (une passerelle de métal de 300 marches).

A partir d’Artist Point, la vue s’étend des deux côtés du canyon, en amont et en aval de la Yellowstone River. Si le regard se porte d’abord sur les Lower Falls, on ne néglige pourtant pas de s’extasier; du côté opposé, sur les couleurs fantastiques de la falaise et sur l’immensité du canyon. Rouge, blanc, jaune, rose, toutes ces couleurs qui ont inspiré les peintres et les photographes, ont des origines géothermiques.

La Yellowstone River à Calcite Springs Loop. Un sentier de randonnée permet de s’approcher de la falaise et de dominer la rivière.

Des femelles Mule Dear (cerfs), cervidé fréquent dans les sous-bois comme dans les prairies.

Les délicates formations de travertin de Minerva Terrace furent créées au fil des siècles par l’accumulation des dépôts calcaires issus des sources bouillonnantes du volcan Yellowstone.

Très différent du reste du Plateau du Yellowstone, recouvert de forêts, Hayden Valley, ancienne vallée glaciaire, est une prairie dépourvue d’arbres. Un bras du Yellowstone Lake, recouvrait autrefois ces étendues herbeuses. C’est aujourd’hui le domaine des bisons et d’un grand nombre d’autres animaux.

Sulphur Caldron est situé entre la Yellowstone River et Grand Loop Road, au nord de Fishing Bridge et de Lake Village. Ce « Chaudron de souffre » est l’un des éléments les plus acides et bouillonnant du Parc. D’une température atteignant les 90°C, son contenu est d’une couleur brun sombre et dégage une odeur caractéristique d’ « œuf pourri ».

La route entre Old Faithful et West Thumb s’élève à une altitude de 2518 mètres en abordant Craig Pass (pass=col). Au niveau du col, Isa Lake, magnifiquement recouvert de nénuphars se trouve au beau milieu de la ligne de partage des eaux, le « continental divide » : une partie des eaux d’Isa Lake s’écoule donc vers l’Ouest, en direction de l’Océan Pacifique, une autre vers l’Est, en direction de l’Océan Atlantique.

West Thumb Geyser Basin est aujourd’hui quelque peu délaissé par les touristes, plus concentrés sur le secteur d’Old Faithful. Le visiteur n’y est que plus tranquille, au milieu des merveilles de la nature. Ue sentier de randonnée permet de découvrir des points remarquables, comme Fishing Cone, Thumb Paint Pots, Twin Geyser ou Black Pool.

West Thumb Geyser Basin, un ensemble bouillonnant de sources chaudes, de cratères de boue et de geysers, en bordure même du Lac Yellowstone. Si les geysers y sont moins hauts que dans d’autres points du parc, les bassins d’eaux chaudes y ont des formes et des couleurs remarquables.

 

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