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Carmel, de Jack London à Clint Eastwood

Carmel, de Jack London à Clint Eastwood
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Une étape à marquer lorsqu’on parcourt la scénique Route I reliant Los Angeles à San Francisco. Partie nord de la portion de côte rocheuse connue sous le nom de « Big Sur », Carmel est un lieu de villégiature chic le long d’une des plus belles plages de l’Océan.

Charmante bourgade de la côte californienne, sur la magnifique Highway 1, la « Route 1 » qui relie Los Angeles à San Francisco, Carmel acquit une réputation internationale lorsque l’acteur et réalisateur Clint Eastwood en devint, pour une brève période, le maire.

Mais bien avant la présence de « Dirty Harry » à la mairie (entre 1986 et 1988), Carmel-by-the-Sea avait connu une certaine renommée avec l’installation au tout début du 20e siècle d’un groupe éclectique d’intellectuels, d’artistes et d’écrivains, parmi lesquels Jack London et Ambrose Bierce.

Située au sud de la péninsule de Monterey et à deux heures en voiture au sud de San Francisco, Carmel marque la limite nord de cette partie sauvage et escarpée de cette côte californienne connue sous le nom de Big Sur, que fréquentèrent d’autres poètes et écrivains, Henry MillerJack KerouacRichard Brautigan, ouvrant la voie aux hippies, aux anticonformistes et aux réfractaires en tous genres…

Aujourd’hui, ce qui fut un minuscule village de pêcheurs est devenu une petite station balnéaire au charme provincial et bohème, Mecque des artistes et refuge des écrivains.

S’y côtoient aussi les San-Franciscains aisés, dans des hôtels élégants, des restaurants raffinés (les fast-food y sont interdits) des beds and breakfast et auberges aux façades vives et colorées, et dans des résidences secondaires, cottages rustiques mais luxueux.

C’est une destination réputée romantique pour s’y marier ou pour y faire un voyage de noces de « contes de fées », et l’un des villages de la côte californienne les plus appréciées des Américains.

Les rues, bordées de galeries d’art (une centaine), de magasins de luxe, de terrasses de cafés et de restaurants (plus de 45 soit la plus grande proportion au monde au regard du nombre d’habitants), sont le domaine d’une clientèle aisée, chic et « branchée ».

Les habitations, avec leurs toitures aux lignes arrondies, leurs portes aux couleurs vives et leurs cheminées asymétriques reflètent ce style « cottage anglais« inspiré des premières maisons dessinées par l’architecte Hugh Comstock dans les années 1920.

Les maisons, à Carmel, n’ont pas de numéros et le courrier n’est donc pas distribué dans des boites à lettres comme partout ailleurs, mais retiré au bureau de poste par les habitants eux-mêmes : tel était le vœu des fondateurs qui souhaitaient ainsi donner aux habitants une bonne occasion de se rencontrer quotidiennement. Les maisons sont repérées le plus souvent par leur nom, par leur couleur, ou par leur emplacement dans la rue…

Peuplée de moins de quatre mille habitants à l’année, la ville s’articule autour d’une rue principale, Ocean Avenue, reliant en pente douce la « Highway 1 » aux plages du Pacifique. Une avenue dont la particularité (une autre originalité de Carmel) est de n’avoir ni parcmètres, ni trottoirs, ni réverbères d’éclairage public, ni enseignes au néon.

L’avenue aboutit aux plages de Carmel, plages de sable très blanc, bordées d’une belle végétation de type méditerranéen.

 

La Mission San Carlos Borromeo
Cette partie de la côte californienne fut repérée dans les années 1540 par l’explorateur espagnol Juan Rodriguez Cabrillo.
Et si la ville de Carmel ne fut fondée qu’en 1902 (et administrativement reconnue en 1916), le site fut occupé dès 1770 par une mission religieuse espagnole implantée sur ce territoire où vivaient des populations Esselen et Ohlone.

La « Carmel Mission » est le deuxième des vingt et un établissements religieux de ce type fondés par le père franciscain Junipero Serra le long de la côte californienne.

Elle est considérée comme étant la plus belle mission de Californie. Le Père Serra en fit son quartier général et son établissement principal jusqu’à sa mort en 1784. Enterré dans la mission, sous le sol de l’église, le Padre Serra fut béatifié par le pape Jean-Paul II en 1988 puis canonisé par le pape François le 23 septembre 2015.

Point Lobos
A quelques minutes au sud de Carmel il faut visiter la réserve naturelle de Point Lobos, éperon rocheux sur l’Océan Pacifique, réputé pour ses paysages souvent enveloppés d’une légère brume le matin, où s’entremêlent vigoureusement reliefs côtiers et milieu marin.

Un site riche en sentiers de randonnées (qu’ils soient au bord de l’océan ou dans la forêt de « cyprés de Monterey« ) et en petites criques encaissées, idéales pour la baignade lorsque le temps le permet. C’est le paradis des oiseaux (pélicans, mouettes, cormorans), qui nichent et pondent, sur les rochers, et naturellement celui des « birdwatchers« . C’est aussi un milieu très apprécié des animaux marins, loutres de mer, phoques…

(Entrée gratuite, mais 10 $ le parking. Limité à 150 véhicules pour éviter les pics de fréquentation).

 

Carmel – Auberge
Carmel – Cottage
Carmel – Cottage
Carmel – la Mairie
Carmel – Ocean Avenue
Carmel – Plage
Carmel – Plage
Carmel Mission – Saint Christophe
Carmel Mission
Carmel Mission
Carmel Mission
Carmel Mission
Carmel Mission
Carmel-by-the-Sea
Point Lobos
Point Lobos
Point Lobos
Point Lobos
Point Lobos
Point Lobos
Point Lobos
Point Lobos
Point Lobos
Point Lobos

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