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Steve Jobs, un visionnaire

Steve Jobs, après une longue maladie, vient de disparaître de la scène mondiale, non comme une vedette du show biz , mais comme un inventeur et patron digne des plus grands destins des hommes d’affaires du 19e siècle. Mais au contraire d’un Vanderbilt ou d’un Rockefeller, il a mené une vie des plus simples malgré sa fortune.

Par André Girod

Son apparence était trompeuse : toujours en polo ou en pull, il ne ressemblait pas à un «  grand patron ». Il avait l’allure d’un étudiant sur le tard  et d’un hippie à la recherche de son destin. La seule fois où j’ai eu l’occasion de le rencontrer, il était habillé d’une tenue décontractée en plein cœur de ses bureaux. Cette occasion m’avait été donnée par un père de famille que j’avais rencontré au cours d’une réunion à la «  Collins Elementary School » à Cuppertino, Californie. Dans le cadre des classes franco-américaines, la directrice de l’école avait contacté mes services pour faire une présentation de ce programme aux parents du niveau 4. Je m’étais rendu dans cette école située non loin des bâtiments Apple. A la fin de la réunion, à l’un des parents qui me posait des questions, je lui demandai s’il travaillait pour Apple. A sa réponse positive, je lui ai demandé s’il m’était possible de visiter le lendemain les bureaux d’Apple. Il me donna rendez-vous au 1 Infinite Loop, entrée du siège social d’Apple. Pendant une heure je me déplaçai dans les couloirs lorsqu’à un  coin, je vis Steve Jobs. Présentation rapide. Il m’impressionna par sa simplicité aussi bien dans sa tenue que dans son approche. En face de moi l’un de ces grands inventeurs et pionniers dans son domaine que nous retrouvons tout au long de l’histoire des Etats-Unis.

Et de me rappeler ce que l’Amérique appelle le «  Kitchen business «  ou «  garage business ». L’inventeur, créateur d’une société qu’il veut lancer, s’installe d’abord dans sa cuisine puis dans son garage, faute de moyens de se payer un atelier. Steve a commencé comme cela à décortiquer un ordinateur pour étudier comment le rendre plus pratique et surtout moins cher. Très vite il trouva son créneau et devant le succès souvent difficile de ses inventions ou du moins améliorations apportées à l’ordinateur, il put s’établir dans des bâtiments plus spacieux.

Or en mars 1983 lorsque cette rencontre eut lieu, je commençais à connaître la réussite avec ma société AFAC qui se spécialisait dans les échanges scolaires entre la France et les Etats-Unis. Si lui en 1985  fut évincé de la direction d’Apple, je faillis connaître le même sort, la même année avec les Services Culturels Français. Cette lutte constante que connaissent les créateurs d’entreprises pour faire avancer leur travail et conserver la direction de leurs affaires m’a toujours servi d’aiguillon pour améliorer l’infrastructure et la rentabilité de ma société.

Si je rends cet hommage à Steve Jobs, c’est pour remercier un homme qui, grand visionnaire, a su tant apporter à beaucoup. Il a réduit les liens de communication, les rendant plus efficaces, plus rapides, créant pour notre monde un véritable réseau, une toile remarquable qui rassemble les êtres humains entre eux. Couplé à des réseaux comme facebook, twitter et autres moyens de communication, Steve a fourni les instruments capables de rapprocher les hommes entre eux.

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