Ne manquez pas !
Accueil / Magazine / Le climat des USA – diversité d’un pays-continent

Le climat des USA – diversité d’un pays-continent

Climat et Végétation font apparaître les Etats-Unis comme une terre de contrastes. Du voisinage des tropiques à la proximité des régions polaires, on rencontre en effet de nombreuses zones climatiques.

Toutes sont déterminées par un certain nombre de facteurs généraux. Le relief, d’abord, joue un rôle primordial. Ainsi, les Montagnes Rocheuses font obstacle aux masses d’air océanique venues du Pacifique, dont les grandes plaines intérieures ne peuvent ressentir l’action adoucissante. En revanche, l’absence de relief des régions centrales permet aux masses d’air polaire, l’hiver, et tropical, l’été, de s’engouffrer sur d’immenses étendues.

Importante aussi apparaît l’influence des corridors marins, le long des côtes qu’ils réchauffent ou refroidissent suivant les cas. Par exemple, le courant froid du Labrador étend son action jusqu’aux parages de New York, où les hivers sont très froids (alors que la ville est située à la latitude de Lisbonne et de Naples).

Identique est sur la côte pacifique l’action du courant froid de Californie, rafraîchissant Los Angeles et San Francisco. Au contraire, un courant chaud comme le Gulf-Stream, qui sort du Mexique et longe tout le littoral de la Floride à la Virginie, réchauffe et humidifie le climat de ces régions; tout comme le courant de l’Alaska, grâce auquel la côte n’est jamais prise par les glaces (alors que I’embouchure du Saint-Laurent, pourtant située nettement plus au Sud, est bloquée plusieurs mois chaque hiver). Il est enfin un dernier facteur qu’il convient de ne pas négliger: la présence des Grands Lacs, dont la masse d’eau adoucit la température moyenne des régions environnantes.

On peut distinguer six grandes régions climatiques sur le territoire des Etats-Unis:

1. Le Sud, de la frontière mexicaine et de la la Floride jusqu’en Virginie
Le climat est ici fortement influencé par les masses d’air tropical qui remontent en été jusqu’aux Lacs. L’hiver est doux, grâce au Gulf-Stream et à la situation en latitude: la température moyenne de janvier à la Nouvelle-Orléans avoisine 13°C; l’été y est franchement chaud (juillet 28 C), et également assez humide; le total des précipitations atteint 1 m à 1,50 m. Cette zone est de plus sensible aux cyclones antillais qui ravagent fréquemment les côtes de Floride, en suivant une direction SW-NE.

2. Plus au Nord, dans tout le Nord-Est atlantique des Etats-Unis
Depuis les Grands Lacs jusqu’à Washington, ainsi que sur les Appalaches, règne un climat de type continental, froid en hiver, mais toujours assez chaud en été. Les Lacs sont gelés pendant trois mois de l’année et New York connaît des vagues de froid rigoureuses; en revanche, les étés y sent lourds et la seule saison vraiment tempérée est l’automne, l’«été indien». Cette région est de plus relativement humide: il y tombe plus d’un mètre d’eau par an, sous forme de pluies d’été et de neiges d’hiver (à New York, la couche neigeuse subsiste souvent plus d’un mois ou deux, et elle atteint jusqu’à 1 mètre d’épaisseur). Les Appalaches sont soumis à ce climat, mais l’été y est plus court, notamment dans le Nord de la chaîne.

3. Vers le Centre du continent, de Chicago aux Montagnes Rocheuses
Ce caractère continental du climat s’accentue, en même temps que diminuent les précipitations. Fortement influencé à la fois par les masses d’air polaire descendues du Nord en hiver et les masses d’air tropical remontées du Sud en été, ce climat est chaud et humide de mai à septembre, mais assez rude d’octobre à avril. A Denver, au pied des Rocheuses, où le temps est déjà beaucoup plus sec, on enregistre 21 °C en juillet et – 4°C en janvier. A Chicago, l’amplitude est encore plus grande et il n’est pas rare d’y noter 38°C certains jours de juillet. Les précipitations sont ici nettement moins abondantes que sur les côtes, compte tenu de l’éloignement de la mer; elles se tiennent entre 7 et 800 mm annuels à Chicago, mais ne dépassent pas 500 mm à Denver. La neige, encore importante dans le Nord, disparaît vers le Sud (1,20 m à Saint-Paul, 0,40 m à Cincinnati).

4. Au Nord-Ouest des grandes plaines
Le climat devient continental extrême dans les Montagnes Rocheuses, au moins dans leur partie septentrionale.Si l’été reste chaud, avec des températures supérieures à 25°C, il est cependant fort court. L’hiver, par contre, est plus long et plus froid que dans les plaines centrales. Les précipitations sont variables et se produisent sous forme de pluies d’été et surtout sous forme de neige hivernale, dont la couche est durable et épaisse. Certaines années, le bétail est isolé et on doit le ravitailler par la voie des airs.

5. Au-delà des Rockies
Sur le versant occidental des rocheuses, le climat devient beaucoup plus aride. Sur les plateaux de l’Utah, du Nevada, dans le Nouveau-Mexique et les «bolsons» de l’Arizona, règne un climat très sec, quasi-désertique. Il tombe moins de 250 mm d’eau par an, et ce sont des orages d’été particulièrement violents qui n’apportent guère de profit à la terre. C’est dans cette zone que sont observées les températures les plus élevées de tout le continent: la célèbre Vallée de la Mort détient le record, avec quelque 54°C. La durée de l’insolation annuelle atteint 4000 heures.

6.La Côte Pacifique
On partage la côte pacifique en deux secteurs assez sensiblement différents. La Californie possède un climat de type méditerranéen, adouci par l’influence des masses d’air océanique. L’été est assez chaud et très sec (Los Angeles enregistre 21°C en juillet), l’hiver est doux et un peu humide (janvier 12°C; précipitations totales de l’ordre de 500 mm). Dans la partie Nord au contraire (Oregon, Washington), les pluies atteignent 1000 mm et davantage dans un contexte général plus frais, de type breton ou irlandais, comme en témoignent les températures de Portland (5°C en janvier, 19°C en juillet).

L’Alaska, situé à la latitude de la Norvège, a un climat adouci et rendu très humide sur la côte par un courant chaud: Sitka a 0°C en hiver et 10°C en été, mais les pluies y dépassent 2 m. A I’intérieur, il en va tout autrement, et on observe des conditions typiquement arctiques: la station de Point Barrow enregistre – 29°C en janvier, et seulement + 3° en juillet.

Aux Iles Hawaï règne un climat tropical constamment chaud, sec l’été mais pluvieux l’hiver.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.