Ne manquez pas !
Accueil / New York / Statue de la Liberté

Statue de la Liberté

Statue de la Liberté
4.3 (85.71%) 7 votes

Le 17 juin 1885, le navire français « Isère » entre dans le port de New York avec à son bord 214 caisses contenant les éléments d’un gigantesque puzzle. La statue, dominant le port de New York, sur l’île de Bedloe, aujourd’hui Liberty Island, fut inaugurée par le président Cleveland le 28 octobre 1886.

La petite île de Liberty Island, dans la partie nord de l’Upper Bay de New York se trouve à 600 mètres de la côte du New Jersey et à trois kilomètres au sud-ouest de la pointe sud de Manhattan.

L’île, qui s’appelait autrefois Bedloe’s island servit longtemps de lieu de quarantaine. Elle fut fortifiée au tout début du 20e siècle, en même temps que les deux autres îles de la zone de confluence de l’Hudson et de l’East River, Governor’s Island et Ellis Island.

Dans la partie Est de l’île fut construit Fort Wood, fortification en forme d’étoile.

En 1877, l’île fut choisie pour y établir la Statue de la Liberté. Le socle sera construit entre 1884 et 1886 sur les fondations de l’ancien fort.


La genèse du projet

En 1865, lors d ‘une réception dans la maison de l’homme politique libéral  Edouard de Laboulaye, près de Versailles, l’idée germa d’offrir à l’Amérique, modèle de la liberté démocratique, un cadeau d’amitié en commémoration du centenaire de l’indépendance, et de l’alliance franco-américaine durant le conflit.

Ce cadeau serait un lien éternel entre les deux nations.

A cette réception assistait le sculpteur originaire de Colmar, Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904) auquel il fut proposé de se rendre en Amérique afin de discuter sur place de la construction du futur monument.

Dès que Bartholdi découvrit le port de New York, sa décision fut prise d’y proposer l’érection de la gigantesque statue allégorique, Colosse de Rhodes moderne, dont il avait au préalable dessiné les plans.

La mise en oeuvre
Il fut décidé que la France paierait les frais de transport et d’érection de la statue, tandis que les États-unis se chargeraient de la construction du socle.

En 1882, les fonds furent assemblés en France sous forme de dons. Aux États-unis, les fonds furent récoltés grâce à l’American Committee for the Statue et au soutien actif du journaliste Joseph Pulitzer(1847-1911), qui fit campagne dans son propre journal, le New York World.

A son retour en France, Bartholdi commença à travailler sur des agrandissements de sa maquette. La mère de l’artiste servit de modèle à ce projet dont la réalisation prit treize ans. On confectionna des plaques de cuivre de trois pouces d’épaisseur.

Ces plaques seraient assemblées sur un squelette d’acier conçu par l’ingénieur français Gustave Eiffel(1832-1923).

Le 4 juillet 1884, le monument fut officiellement offert aux États-unis par Ferdinand de Lesseps, le constructeur du Canal de Suez.

Le 17 juin 1885, le navire français « Isère » entra dans le port de New York avec à son bord 214 caisses contenant les éléments du gigantesque puzzle.

Le piédestal, suffisamment haut pour s’adapter à la taille de la statue, fut construit en granite et béton armé, dans un style néo-classique, par l’architecte Richard Morris Hunt.

Le 28 octobre de la même année, en présence de Bartholdi, de Lesseps et du Président des États-unis Grover Cleveland, le monument fut inauguré sous le nom de Statue of Liberty Enlightening the World (La Liberté éclairant le Monde). Plus d’un million de personnes assistaient à la cérémonie.

La Statue
La Statue, haute de 93 mètres socle compris, fait face à l’entrée du port.

Elle représente une femme drapée dans un vêtement flottant, portant sur la tête une couronne rayonnante.

Elle tient dans la main droite, à bout de bras, un flambeau, et dans la main gauche une tablette revêtue de la déclaration d’indépendance des États-unis.

A ses pieds (invisible d’en bas), la chaîne rompue de l’esclavage.

Sa situation, à l’entrée du port de New York fit d’elle le symbole du Nouveau Monde, non seulement pour les touristes fortunés qui se rendaient en voyage en Amérique, mais surtout pour les milliers d’immigrants qui accostaient sur cette Terre Promise.

Le flambeau de la Liberté représentait les rêves et les espoirs des nouveaux arrivants. Le passage des bateaux devant la statue était toujours source d’émotion (voir l’excellente reconstitution de l’arrivée des immigrants dans le Parrain II, de Francis Ford Coppola).

Symbole de l’accueil aux immigrants, la Statue de la Liberté le devint encore plus en 1903 lorsque fut inscrit sur une tablette de bronze fixée sur le piédestal le poème d’Emma Lazarus « The New Colossus« .

Donnez-moi vos pauvres, vos fatigués,
Vos masses entassées qui ont soif de liberté,
Les gens rejetés de vos côtes surpeuplées,
Envoyez-moi les sans-abri, les ballottés par les tempêtes.
Près de la porte d’or, je lève mon flambeau au dessus de ma tête.

Entre 1984 et 1986, 150 millions de dollars de dons ont été collectés afin d’offrir à Miss Liberté une complète rénovation en vue de son centième anniversaire.

Le dernier ferry au retour de Liberty Island part à 18 h 15.
L’île est accessible tous les jours sauf le 25 décembre.
Le billet de ferry allez-retour coûte 12 $ (10$ pour les seniors et 5$ pour les 4-12 ans)
Le départ se fait à Battery Park.
L’entrée est gratuite pour la Statue de la Liberté comme pour Ellis Island.
Les bateaux privés ne sont pas autorisés à accoster sur Liberty Island.
La statue elle même n’est désormais plus accessible mais on peut se rendre au sommet du socle où l’on visite le musée. Quand à la torche, elle fut fermée au public dès 1916.

 

La petite île de Liberty Island, dans la partie nord de l’Upper Bay de New York se trouve à 600 mètres de la côte du New Jersey et à trois kilomètres au sud-ouest de la pointe sud de Manhattan.

Une fois les billets achetés à Castle Clinton, on embarque sur le ferry non sans être passé sous les désormais traditionnels portiques de sécurité. Ensuite, c’est 20 minutes de plaisir à admirer l’activité maritime de l’Upper New York Bay en regardant approcher Miss Liberty.

Arrivée sur Liberty Island. Amarage du Ferry. Il vous faudra dix bonnes minutes pour mettre pied à terre si vous n’avez pas pris la précaution de vous diriger au plus tôt vers le pont inférieur, d’où s’effectue le débarquement.

La Statue, haute de 93 mètres socle compris, fait face à l’entrée du port. Elle représente une femme drapée dans un vêtement flottant, portant sur la tête une couronne rayonnante.

A l’entrée du bâtiment qui sert de piédestal à la Statue de la Liberté est exposée la torche d’origine aujourd’hui remplacée.

Première étape de votre ascension, le Musée. Attention, les tickets, bien que gratuits, sont en nombre limité. Seuls les premiers arrivants de la journée à Castle Clinton se verront remettre un ticket d’accès au Piédestal et au Musée.

Le musée retrace l’historique et la Construction de la Statue de la Liberté. Ici, les diverses maquettes envisagées par Frédéric Auguste Bartholdi.

Les plaques de cuivres confectionnées par les ateliers Bartholdi sont assemblées à New York sur un squelette d’acier conçu par l’ingénieur français Gustave Eiffel.

Le 28 octobre 1885, en présence de Bartholdi, de Lesseps et du Président des États-unis Grover Cleveland, le monument fut inauguré sous le nom de Statue of Liberty Enlightening the World (La Liberté éclairant le Monde). Plus d’un million de personnes assistaient à la cérémonie.

On ne peut plus accéder à l’intérieur même de la statue. Ceux qui auront obtenu un ticket gratuit pour visiter le piédestal (au Castle Clinton dans la mesure des places disponibles) pourront gravir la longue succession des marches les conduisant juste sous la statue.

Un escalier en colimaçon permettait autrefois de se rendre dans la couronne de la statue. Cela n’est désormais plus possible, mais le plafond de verre situé entre le piédestal et la statue permet d’en observer la structure intérieure.

La Statue de la Liberté tient dans la main gauche une tablette revêtue de la déclaration d’indépendance des États-Unis.

En vue rapprochée, l’assemblage des plaques de cuivre représentant le manteau drapant la Statue de la Liberté.

Symbole de l’accueil aux immigrants, la Statue de la Liberté le devint encore plus en 1903 lorsque fut inscrit sur une tablette de bronze fixée sur le piédestal le poème d’Emma Lazarus « The New Colossus ».

Le retour sur la terre ferme s’effectue, comme c’est souvent le cas dans les visites touristiques, via la boutique de souvenirs…

Le retour en bateau s’effectue via Ellis Island, seconde étape de cette promenade sur l’Upper New York Bay.

A bord du ferry de retour, sur le chemin conduisant de la Statue de la Liberté à Ellis Island, c’est un plaisir de découvrir les installations du port de New York et l’activité maritime.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.