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Grands fleuves mythiques – Hydrographie des Etats Unis

Les Etats-Unis possèdent sur leur territoire une quantité innombrable de lacs, les plus importants étant sans contredit ceux qu’on appelle «les Grands Lacs». Ces derniers forment à eux seuls une véritable mer intérieure longue de 1500 km, de l’extrémité du lac Supérieur jusqu’au Saint-Laurent qui leur sert d’émissaire, en passant par les lacs Michigan, Huron, Érié et Ontario.

Des cinq lacs, seul le lac Michigan est situé entièrement en territoire américain, les autres sont mitoyens avec le Canada.

Le plus vaste est le lac Supérieur, avec ses 80 000 km², le plus petit est le lac Ontario (moins de 20 000 km², ce qui équivaut encore à la superficie du lac Ladoga, le plus grand lac d’Europe). Le lac Supérieur est également le plus profond (plus de 300 m). Etant donné son altitude de 183 m, le fond du lac est situé au-dessous du niveau de la mer: il s’agit d’un phénomène de surcreusement dû aux glaciers quaternaires.

 

Des rapides et des chutes séparent les plans d’eau des lacs, à Sault Sainte-Marie entre Supérieur et Huron-Michigan (dénivellation 6 m), au Niagara surtout entre Érié et Ontario (101 m de dénivellation, dont 50 pour les fameuses cataractes). Des écluses et des canaux (Welland) contournent ces passages interdits à la navigation. Quant à la rivière Saint-Clair, élargie un moment dans le petit lac Saint-Clair, elle relie le lac Huron au lac Érié.

Le Saint-Laurent enfin, canalisé depuis 1959 en accord avec le Canada, permet aux navires de mer de remonter jusqu’à Cleveland, Detroit et Chicago. Une navigation intense anime en effet cette mer intérieure américaine: on estime le trafic annuel à quelque 180 millions de tonnes de marchandises, c’est-à-dire plus que le trafic réuni des canaux de Suez (1966) et de Panama.

Les lacs sont bloqués par les glaces trois à quatre mois chaque année; les tempêtes n’y sont pas rares; le phénomène des marées affecte leur surface, bien que l’amplitude en soit extrêmement faible.

 

Des grands fleuves américains, il faut surtout retenir le Mississipi et ses affluents qui drainent les 2/5 du territoire des Etats-Unis. Avec son affluent le Missouri, le Mississippi forme le plus long organisme fluvial du monde (6 500 km). Mais ce n’est pas le plus abondant: ses 20 000 m3/seconde à l’embouchure le laissent loin derrière l’Amazone (200 000) on le Congo (60 000).

Outre le Missouri, il reçoit à droite l’Arkansas et la Rivière Rouge descendues des Rocheuses, à gauche l’Ohio grossi du Tennessee, issus des Appalaches. Sa vallée, élargie à travers ses propres alluvions, est parcourue par d’innombrables méandres, bras morts ou vifs, qui en Louisiane deviennent les bayous, au milieu des marécages, les swamps que hantent les alligators.

Le delta du Mississippi avance chaque année de 50 m dans le golfe du Mexique; et la ville de La Nouvelle-Orléans est bâtie sur un terrain instable ou longtemps il n’a pas été possible d’édifier de gratte-ciel. Les crues de l’Old Man River ont, dans le passé, causé plus d’une catastrophe: ainsi en avril 1927, lorsque la fonte des neiges provoqua la submersion de 60 000 km², superficie égale à celle de la Belgique et de la Hollande réunies.

Une série de travaux gigantesques – déversoirs artificiels sur le Mississippi lui-même, barrages-réservoirs sur le Tennessee et en partie sur le Missouri – ont mis fin a la menace des inondations répétées.

L’Ouest possède quelques cours d’eau importants mais utilisés seulement pour l’irrigation (Rio GrandeColumbiaColoradoSacramento et San Joaquin) ou pour la production d’hydroélectricité (barrages Hoover sur le Colorado et de Grand Coulee sur la Columbia, comptent parmi les plus grands du monde.

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