Ne manquez pas !
Accueil / Centre Ouest / Zion National Park

Zion National Park

Zion National Park est situé dans une région accidentée du sud de l’Utah, baptisée bien à tort «Dixie Land» par les Mormons, venus s’y établir dans l’espoir d’y faire pousser le coton. Mais leurs plantations n’arrivèrent jamais à maturité, échec inévitable sur cette terre hostile composée de bancs de grès désagrégés. Aussi abandonnèrent-ils leurs petits établissements le long de la Virgin River (près des deux entrées du parc actuel) pour une région plus fertile.

Dans cet étrange paysage de dunes roses et de hauts plateaux, la Virgin River a creusé une vallée qui plonge verticalement à plus de 900 mètres entre des parois de grès rouge que le soleil du désert diapre de pourpre, d’incarnat, d’orange et de jaune.

La roche recèle, profondément enfouis, des fossiles de coquillages, de poissons, d’arbres, ainsi que des ossements et des empreintes d’animaux préhistoriques. Des dinosaures et d’énormes reptiles ont dû hanter les nombreux marais et bayous qui s’étendaient ici dans les temps anciens.

Pendant la Révolution américaine, les premiers explorateurs européens (un groupe de religieux espagnols) pénétrèrent dans ce secteur par l’extrémité sud de Zion Canyon, à l’endroit exact où des centaines de touristes entrent chaque année en voiture dans le parc.

Ils y découvrirent une colonie de pacifiques Indiens Paiute, qui cultivaient le maïs et la courge et qui, résignés à la dureté de leur milieu naturel, s’appelaient eux-­mêmes « Ceux-qui-vivent-dans-un-sac ».

Poussant leurs montures, ils s’enfoncèrent dans le canyon qui se resserrait à tel point que par endroits, les besaces de selle frottaient les murailles de pierre rose saumon. Avec l’aide de leurs guides paiute, ils finirent par s’extirper de ce goulet (aujourd’hui dit The Narrows ) qu’ils signalèrent sur leurs cartes comme « un obstacle à éviter à tout prix ».

Zion Canyon n’en est pas moins devenu un site privilégié de détente et de dépaysement, particulièrement apprécié des habitants de Salt Lake City, de Phoenix et de Las Vegas, qui en sont à une journée de voiture. La plupart des merveilles du parc, réputé pour sa grandeur sauvage, sont visibles de la route principale qui longe le lit de la rivière.

La promenade circulaire de 19 km à travers Zion Canyon serpente le long de formations rocheuses géantes auxquelles les pieux Mormons ont donné des noms tels que les Tours de la Vierge, la Cour des Patriarches, l’Orgue, le Grand Trône Blanc, l’Arrivée de l’Ange ou le Temple de Sinawava.

Ce dernier site est un énorme amphithéâtre naturel d’où part une piste très fréquentée, longue de 1,6 km. Ce chemin, bordé de falaises qui s’élèvent jusqu’à 800 m et d’où ruissellent de minces cascades, conduit au défilé The Narrows, que les cavaliers hésitent toujours à emprunter.

Les marcheurs, eux, peuvent poursuivre vers le nord en pataugeant dans le courant peu profond de la rivière. Les parois lisses et abruptes qui les encadrent sont souvent distantes d’à peine un mètre.

En certains endroits elles s’avancent en surplomb, en d’autres elles s’élargissent et le cours d’eau forme alors une anse ensoleillée que bordent, au pied de falaises sculptées, des prairies émaillées de fleurs sauvages. Les membres d’un clan Paiute vivaient là toute l’année dans leurs tepees.

Tel est le parc de Zion, perpétuel champ de bataille que l’érosion triomphante voue à disparaître un jour dans la nuit des temps géologiques. Mais le combat durera des millions d’années.

Zion National Park est situé à l’angle sud-ouest de l’ Utah, au nord-ouest de la ville de Saint George, dans les contés de Washington. 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.