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Les Marais d’Atchafalaya

Les Marais d’Atchafalaya
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Les amateurs d’environnements marécageux, à la flore exubérante et à la faune débordante de richesse, ne doivent pas manquer la visite des marais d’Atchafalaya, l’une des plus belles zones humides d’Amérique du Nord.

Les marais d’Atchafalaya représentent en étendue le plus grand marécage des États-Unis associé à un bassin fluvial, supérieur en surface aux Everglades (en Floride) ou aux marais d’Okefenokee (en Géorgie). Un endroit étrange et mystérieux, un monde entre terre et mer, domaine de la mangrove, du nénuphar et autre végétation flottante et de la mousse espagnole dont les branches des antiques chênes sont largement garnies.

Cette immensité inondée, véritable labyrinthe de ruisseaux enchevêtrés, de lacs immobiles et opaques, de bayous sinueux serpentant entre les bouquets d’arbres, est l’habitat d’une grande diversité animale incluant des alligators, des daims, des chats-tigres, des écureuils, des ragondins et même des ours noirs de Louisiane, ainsi que plus de quatre vingts espèces de poissons et quelque 270 espèces d’oiseaux.

Le bassin de la rivière Atchafalaya, bras du fleuve Mississippi en amont du delta, s’étend de Bâton-Rouge, la capitale de la Louisiane, sur une distance d’environ 225 km vers le sud, jusqu’à la Côte du Golfe du Mexique. On « survole » ce large estuaire marécageux en empruntant le pont de l’Atchafalaya Basin, très long ouvrage autoroutier (29 km) aux deux voies séparées, enfonçant ses piliers dans les profondeurs marécageuses, pour relier Bâton-Rouge à Lafayette en passant par Beaux Bridge.

La zone côtière, où se mêlent eau douce et eau salée est un espace de pêche d’une grande richesse, l’un des plus productifs au monde. On y prélève chaque année de grandes quantités d’écrevisses, de crevettes (appelées « chevrettes »), spécialité de la Louisiane et dont 10.000 tonnes sont annuellement produites, et de poisson-chat, grande ressource commerciale.

Région très diversifiée sur un plan écologique, le secteur d’ Atchafalaya est aussi le domaine des cultures du coton et de la canne à sucre, le pays du chêne séculaire et du majestueux cyprès.

Ces ressources naturelles abondantes ont influencé les modes de vie des populations résidant dans cette partie de la Louisiane. Les premières traces d’habitations remontent à plus de 2500 ans avec la présence d’Indiens Chitimacha dont les villages étaient implantés dans les zones les plus élevées ou en bordure des plus grands bayous, source d’une inépuisable alimentation. Leur nombre s’élevait à quelque quatre mille personnes vers le milieu du 16e siècle, période des premières incursions européennes.

L’Espagnol Hernando de Soto explora dès 1543 ce qui deviendrait plus tard la Louisiane. Plus d’un siècle plus tard, en 1682, René Cavelier de la Salle réclama le bassin du Mississippi pour le compte de la Couronne de France.

Au cours du 18e siècle s’installèrent dans la région des immigrants en provenance de France, d’Espagne, d’Afrique de l’ouest, des Caraïbes, du Canada ainsi que des colonies anglaises d’Amérique du Nord. Un fantastique brassage culturel qui allait donner naissance aux actuelles cultures Cajun et Créole.

Cypress Island Preserve
Une bonne façon de découvrir ces marécages est de visiter la réserve de Cypress Island, située en Louisiane, entre Beaux Bridge et Lafayette. Cypress Island est la plus grande étendue de marécages arborés dans le Bayou Teche-Vermilion. Un parcours surélevé fait de trottoirs en planches permet de se déplacer au-dessus des étendues aquatiques et d’en admirer les merveilles. L’American alligator y est très présent et facile à repérer. Certains, dans le secteur du Lake Martin peuvent atteindre une longueur de 3 mètres.

Les amateurs d’observation des oiseaux pourront admirer des grandes aigrettes, des aigrettes blanches, des hérons bleus ou des spatules rosées

Des régions marécageuses qu’il importe de protéger. Les « wetlands » disparaissent à un rythme inquiétant, aux Etats-Unis comme partout ailleurs dans le monde.

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