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New Orleans – (1) Histoire

New Orleans – (1) Histoire
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La Nouvelle Orléans fut fondée en 1718 par Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville, en tant que colonie française et reçut comme nom celui de régent de France, le Duc d’Orléans. A l’origine, la nouvelle colonie ne fut guère soutenue par la mère-patrie, car les autorités de Paris considéraient sa position géographique comme peu intéressante.

 

La Nouvelle Orléans fut fondée en 1718 par Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville, en tant que colonie française et reçut comme nom celui de régent de France, le Duc d’Orléans.

A l’origine, la nouvelle colonie ne fut guère soutenue par la mère-patrie, car les autorités de Paris considéraient sa position géographique comme peu intéressante.

Cela explique que le père Charlevoix ait pu écrire en 1722 que l’endroit ne comportait guère qu’une centaine de huttes et quelques tentes. Cependant la même année Le Moyne réussit à transférer la capitale de la Louisiane de Biloxi (dans l’actuel Mississippi) à La Nouvelle-Orléans, ce qui entraîna un formidable développement du lieu et fut le début de son histoire mouvementée.

Aussitôt l’ingénieur du roi, Adrien de Pauger, fut chargé de l’aménagement de la ville nouvelle, ce qu’il fit en s’inspirant des conceptions françaises en la matière. Le noyau de la ville fut la Place d’Armes (aujourd’hui Jackson Square), au centre, sur la rive du Mississippi, autour de laquelle se groupèrent les bâtiments publics.

Sur chacun de ses trois côtés la place fut prolongée par les quartiers d’habitation et de commerce, régulièrement aménagés, qui forment aujourd’hui le French Quarter ou Vieux Carré.   En raison de l’insécurité politique et naturelle,  les premiers bâtimentsde ne furent pas construits pour durer. Il ne faut donc pas s’étonner qu’il n’y ait plus trace de l’architecture primitive de la Nouvelle-Orléans et que les constructions les plus anciennes ne remontent guère au-delà de 1726.


A cette époque, la ville n’avait pas encore de limites fixes; ce n’est qu’au milieu du 18e siècle que l’on commença les arpentages définitifs et que l’on installa à la hauteur d’Esplanade AvenueRampart Street et Canal Street un rempart avec un fossé.

En 1762, la France céda La Nouvelle Orléans à l’Espagne et lorsque les citadins insurgés se soulevèrent contre les nouveaux maîtres, proclamant un nouveau gouvernement autonome, la ville fut soumise par les armes.

En 1800, La Nouvelle-Orléans revint encore pour un court laps de temps à la France, jusqu’au moment où, en 1803, Napoléon Bonaparte la vendit aux Etats-Unis (Louisiana Purchase).

La ville qui jusqu’alors avait eu un caractère essentiellement latin, entra dans la zone d’influence anglo-saxone, ce qui entraîna comme première conséquence un vaste développement des quartiers d’habitation au-delà des remparts de l’ancienne ville.

Pendant la guerre de 1812, New Orleans tomba passagèrement sous la domination politique de la Grande-Bretagne et devint le plus important point de contrôle anglais sur la vallée du Mississippi, jusqu’au moment où elle fut libérée, en 1815, par le général Andrew Jackson.

Dans les années qui suivirent la paix, New Orleans connut un rapide essor économique dû à sa situation privilégiée sur le Mississippi et à la fertilité des environs.

Les splendides villas et maisons d’habitation du District des jardins(Garden district) reflètent encore de nos jours de façon évidente la splendeur de cette époque.

En 1850 il y avait environ 116.000 habitants et environ 300.000 vers 1900. Bien que durant les premières années de son existence New Orleans ait été un des endroits privilégiés pour le débarquement des navires négriers, des Noirs ne tardèrent pas à former, grâce à la grande richesse de la ville, une couche supérieure indépendante et aisée.

Jusqu’à nos jours New Orleans est restée une ville à l’atmosphère très particulière et qui se distingue de la ville américaine typique.

Le French Quarter ou Vieux Carré (l’ancien quartier français) est la partie la plus ancienne de la ville, autour du parc rectangulaire de Jackson Square. Elle a gardé très fortement son caractère latin très prononcé, ce qui est assez rare aux Etats-Unis.

On est frappé ici par l’unité architecturale, mélange heureux d’éléments de style français et espagnol avec des caractéristiques spécifiques conditionnées par le climat chaud et humide. L’aspect général des façades, plutôt austère, est égayé par de longs balcons ornés de grilles en fer forgé aux charmants filigranes. A l’intérieur de jolis patios ornés de fleurs et des pièces très hautes sont le reflet des conditions climatiques.

A l’origine, le French Quarter était le centre de la ville. Il y  régnait une activité culturelle et économique intense, mais avec l’annexion de la Louisiane aux Etats-Unis ( Louisiana Purchase, 1803) son  importance diminua progressivement.

D’une part les Créoles qui vivaient ici se montrèrent réservés à l’égard des Américains d’origine anglo-saxonne venus du Nord, d’autre part ces derniers qui, la plupart du temps, s’étaient rapidement enrichis, préférèrent vivre à l’écart et se fixèrent dans les quartiers situés au-delà des fortifications de la ville.

Les quartiers commerçants se déplacèrent de plus en plus vers les quartiers neufs, si bien que même les efforts que firent quelques riches Créoles pour refaire du Vieux Carré le centre de la cité échouèrent et ne purent empêcher son déclin progressif.

C’est ainsi que dès le début du 19e siècle le French Quarter commença à prendre le caractère de quartier des plaisirs et de la vie facile, caractère qui ne cessa de s’accentuer. En 1897, le conseiller municipal puritain Sydney Story chercha à atténuer cette atmosphère délétère en limitant le périmètre dans lequel les cabarets et les lieux de prostitution étaient tolérés.

C’est ce que l’on appela le « red ligh district » (le district des lanternes rouges) et plus tard, par dérision, du nom de son inventeur, « Storyville« . C’est ici que se développa le Jazz, sous les diverses influences de populations d’origines et de nationalités différentes : une musique composée d’éléments rythmiques africains auxquels s’ajoutent des traits empruntés à la mélodie et à l’orchestration européennes.

Lorsque finalement en 1917 les autorités navales firent fermer en  tous les cabarets de  » Storyville« , les musiciens de jazz qui s’y étaient fixés durent se mettre en quête de nouveaux emplois. Beaucoup entrèrent comme musiciens d’orchestres dans des formations qui se produisaient sur les bateaux remontant le Mississippi et parvinrent ainsi d’abord à Saint-Louis, plus tard à Kansas City, Chicago et New York. Dans ces villes, des Blancs rejoignirent souvent ce mouvement musical, lui donnèrent de nouveaux développements en créant de célèbres orchestres et de célèbres œuvres mondialement connues.

Lire aussi :
– New Orleans Downtown et Faubourgs
– New Orleans, le Quartier Français 

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