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Une journée à Venice Beach

Une des plages les plus populaires et les plus animées de Los Angeles. Une surprenante promenade dans un monde survivant de la contre culture des années 1970. Un front de mer où surfeurs, musiciens, sportifs, se mêlent aux touristes et aux vacanciers dans une ambiance chaleureuse et non conformiste.

Avant même d’être la célèbre plage que l’on connait aujourd’hui, Venice fut fondée en 1905 par l’investisseur immobilier Abbott Kinney, dont le rêve fut, au retour d’un voyage en Europe, celui d’une ville construite, comme l’italienne Venise, sur un réseau de canaux.

Des canaux au fil desquels on put même se déplacer sur de véritables gondoles importées d’Italie. Un grand nombre de ces voies aquatiques sont  désormais comblées, et la Venice lacustre d’aujourd’hui (entre Washington Bld et Venice Bld) se limite à un réseau de quatre canaux enserrant trois îlots, reliés à l’ensemble portuaire de Marina del Rey.
De part et d’autre des canaux, équipés de trottoirs pour les promeneurs et de jolis ponts leur permettant de passer d’un îlot à l’autre, les amateurs de belle architecture moderne découvriront un ensemble de luxueuses villas aux lignes épurées et aux couleurs vives. Devant les villas, de petits bateaux, parfois juste des barques, attendent sagement leurs propriétaires pour une promenade sur les canaux.
Mais c’est surtout pour le front de mer, l’Ocean Front Walk, que viennent aujourd’hui les visiteurs à Venice Beach. Un spectacle permanent, une plage excentrique, insolite et décalée, une promenade sur laquelle se croisent baigneuses en bikini, surfeurs, skaters, marginaux, touristes, jongleurs, hippies, culturistes, tatoueurs, musiciens ou bateleurs.

Les terrasses des cafés sont pleines, la bière coule à flots, les loueurs de vélos font des affaires, les marchands de hot-dogs s’activent, les boutiques de T shirts exposent des modèles arborant effigies, pochettes de disques ou logos de Nirvana ou de Grateful Dead, des Doors, de Red Hot Chili Peper (le groupe naquit à Venice), de Jimmy Hendrix ou de Linkin Park; revêtus de leur blouse de pharmaciens ou d’infirmiers, les vendeurs de cannabis « médical » vous accostent sur le parcours.
Entre la promenade et la plage, une piste cyclable longue (elle se poursuit jusqu’à Santa Monica) et tortueuse voit passer des vélos de toutes sortes et de toutes formes et des rollerskaters aux tenues bariolées.

Sur la plage empiètent un skate park dont on se demande s’il n’est pas réservé aux virtuoses, des terrains de basket et de beach volley, et la célèbre aire de musculation en plein air de Muscle Beach, autrefois fréquentée par Arnold Schwarzenegger, avec ses culturistes aux épaules hypertrophiées.
Sur Venice Beach planent encore les ombres des poètes et des artistes de la Beat Génération californienne qui avait fait de l’endroit un de ses points de rendez-vous dans les années 1950 et 1960.
Héritier de ces poètes, « maudits » et contestataires, précurseurs d’un nouveau mode de vie aux Etats-Unis et dans le monde, Jim Morrison vécut à Venice Beach et y écrivit un grand nombre de ses textes de chansons et œuvres poétiques. Il y rencontra le claviériste Ray Manzarek avec qui il allait donner naissance aux Doors.

Mort à Paris à l’âge de 27 ans, le fondateur du mythique groupe reste l’un des personnages marquant dans l’histoire de Venice Beach. Des fresques murales en évoquent le souvenir.

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