Ne manquez pas !
Accueil / Ouest / Sequoia National Park

Sequoia National Park

Sequoia Park est le plus ancien des parcs nationaux après celui de Yellowstone. Sa création est intervenue juste à temps pour éviter aux majestueux séquoias qui font sa célébrité d’être prosaïquement débités en planches.

Ces vivants témoins d’époques révolues – ils couvraient la majeure partie de la Terre, il y a des millions d’années – ne poussent plus qu’en quelques points élevés, sur le versant occidental de la longue Sierra Nevada.

Ces séquoias géants ont pu prospérer en raison de conditions climatiques favorables et, étrangement, grâce aux incendies allumés par la foudre ou par les chasseurs indiens qui débusquaient ainsi le gibier : ces feux détruisaient périodiquement le sous-bois sans atteindre les gigantesques conifères, qui pouvaient ensuite se développer à leur aise.

Depuis 1890, le feu fait l’objet d’un contrôle rigoureux et les jeunes sapins, qui brûlaient autrefois avant d’avoir pris toute leur taille, touchent maintenant de leur cime les plus basses branches de leurs imposants voisins.

Cet état de choses n’est pas sans danger : si un incendie venait à se déclarer aujourd’hui, les séquoias ne seraient probablement pas épargnés et le trésor qu’il s’agissait de sauver se trouverait, détruit par excès de protection.

Situé à égale distance (400 km) de Los Angeles et de San Francisco, Sequoia National Park occupe une portion de la Sierra Nevada. L’altitude du parc est comprise entre 400 mètres et 4420 mètres. Pour se repérer dans ce parc immense il est pratique d’en connaître les différents secteurs : The FoothillsGiant ForestMineral KingGrant Grove, et Cedar Grove.


Giant Forest et l’arbre du Général Sherman

Une excursion de deux heures conduit à la Forêt Géante (Giant Forest) où, dans un périmètre assez restreint, s’élèvent des séquoias de tous âges et de toutes tailles, des plus frêles arbrisseaux, nés d’une graine grosse comme une tête d’épingle aux colosses abattus par quelque tempête hivernale et qui gisent sur le sol dans un enchevêtrement de racines arrachées.

La végétation est parfois si dense qu’elle masque entièrement le ciel : il arrive que huit séquoias soient rassemblés dans un rayon de 15 mètres.

Le géant le plus apprécié du public est l’Arbre du général Sherman. Ce patriarche, vieux de plus de deux mille ans, s’élève à 84 mètres de hauteur et sa circonférence atteint 31 m. C’est le plus gros arbre du monde, en termes de volume et de poids, critères désormais retenus plus que celui de hauteur.

Il est suivi de près par un autre séquoia géant, le « Général Grant« , que l’on admirera non loin d’ici, à Kings Canyon National Park.
En termes de hauteur, seul l’ « Hypérion » dépasse le Général Sherman : il s’agit d’un arbre de 115 mètres de haut, découvert en 2006 dans le parc national de Redwood, sur la côte californienne, mais dont l’emplacement exact n’a encore jamais été révélé par mesure de protection de l’écosystème environnant.

Moro Rock

De là, on gagne facilement, en voiture ou à pied, des sites remarquables tels que Moro Rock, Une courte (1 km aller-retour) mais impressionnante promenade, à ne pas manquer. Le sentier est aménagé à flanc de rocher et l’on parvient au sommet de ce dôme de granite au moyen de marches taillées dans le rocher.

Du haut, on aperçoit, le scintillement de la rivière Kaweah 1 200 mètres en contrebas des sommets du parc, et le Great Western Divide. Une balade à faire le matin de bonne heure pour le plaisir de se retrouver seul au sommet.

Hale Tharp fut le premier explorateur blanc à s’établir dans la région. A son arrivée en 1858, les pacifiques Indiens Kaweah, qui vivaient dans la plaine, le conduisirent sur les hauteurs pour lui montrer la « Forêt Géante ». Peu après, il s’installa au milieu de gras pâturages où il éleva du bétail, ayant élu domicile dans un énorme tronc abattu qu’un incendie avait creusé et qui est, aujourd’hui encore, intact.

A peu de distance se trouvent Beetle Rock, fameux pour ses couchers de soleil, et Crystal Cave, grotte de marbre dont la beauté saisissante compense la petite taille.
Parvenus à ce point, les marcheurs peuvent emprunter, en direction de l’est, le High Sierra Trail (77 km, 2 370 m d’altitude), piste qui rejoint John Muir Trail, lequel trace une perpendiculaire de 350 km à partir de Yosemite Valley.

Une visite qui permettra aux randonneurs d’observer la flore et la faune de l’endroit : 1 200 espèces d’arbres et de fleurs ainsi que de très nombreux cerfs que l’on rencontre sur les chemins et qui constituent le plus important troupeau de l’Ouest des États-Unis.

A la frontière orientale de Sequoia National Park, une autre merveille attend les grimpeurs les plus efficaces : le Mont Whitney (4417 m), second point culminant des États-Unis, après le Mont McKinley en Alaska.

Le Mont Whitney, bien que dans le parc, n’est cependant visible d’aucune des routes le traversant. On pourra l’observer de la route, extérieure au parc (route 395) et qui longe la Vallée de l’Owens sur le versant est (en venant de Death Valley par exemple).

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.