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Littérature américaine – 2 – La période révolutionnaire

Dés avant la guerre d’indépendance, sept universités avaient déjà été créées et toutes, à l’exception du William and Mary Collège of Virginia, étaient situées dans le Nord-Est du pays.

II ne faudrait pas croire cependant que les centres universitaires furent alors les avant-postes de la littérature. Bien au contraire, les «Connecticut Wits», poètes néo-classiques satiriques et beaux esprits à la manière du 17e siècle, étaient manifestement tournés vers le passé. Leur oeuvre ne s’en inscrit pas moins dans le contexte des luttes et des polémiques révolutionnaires.

Leur chef de file, Timothy Dwight (1752-1817) était pourtant le plus conservateur du groupe rnais ses éclats contre les «hérésies modernistes» demeurèrent sans effet.

John Turnbull coulait la satire dans les formes du classicisme anglais mais s’affirmait farouche partisan de la politique fédéraliste de George Washington.

John Barlow (1754-1812) suivit une évolution différente et, sous l’influence de la Révolution française, se transforma en «jacobin».

Mais son idéologie libérale, sa lutte contre la tyrannie, son rôle de novateur dans le choix de sujets nationaux comme matière poétique ne l’amenèrent pas pour autant à rompre avec la facture académique et sclérosée des «Connecticut Wits».

Philip Freneau (1752-1832), libertaire forcené et journaliste partisan, fut l’auteur d’une poésie engagée, prenant fait et cause pour une Amérique qu’il concevait comme un refuge aux tourmentes politiques de l’Europe. Ses écrits politiques constituèrent une chaleureuse et énergique propagande en faveur dc l’agrarianisme antifédéraliste de Thomas Jefferson, tandis que sa sensibilité et son imagination morbide l’apparentaient aux pré-romantiques.

Très évidemment, les événements inspirèrent les hommes politiques plus encore que les poètes, tant des théoriciens politiques et des pamphlétaires que des hommes d’Etat.

Un trait commun au moins unit la littérature coloniale et celle de la période révolutionnaire. Toutes deux sont utilitaires: la première poursuit un dessein religieux; elle utilise l’écrit comme véhicule de la pensée et une certaine forme littéraire comme le meilleur moyen de convaincre et de toucher. Quant aux œuvres de l’époque, elles sont toutes des instruments de lutte et la poésie même est une forme de pamphlet qui utilise la rhétorique la plus éprouvée.

Il n’est pas sans importance de remarquer que le roman est totalement absent de ces deux époques «parce qu’une société gorgée d’aventures n’en éprouve pas le besoin et parce qu’il a contre lui les préjuges du puritanisme».

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